Une présentation rapide pour ceux qui n’auraient pas le plaisir de te

connaître :

Bonjour. Je suis Sully Holt. C’est mon pseudo depuis 2016 pour écrire de la romance m/m contemporaine principalement. Je bosse à plein temps et je me partage entre ma famille, le boulot et l’écriture. C’est pas toujours simple ^^ Je suis l’auteur de plusieurs romances m/m auto-publiées, de quelques nouvelles et j’écris pas mal sur Wattpad, notamment de l’horreur.

 

Petite Sully voulait devenir :…………….

Petite, Sully voulait devenir bibliothécaire (forcément). Ou palefrenier. Oui, je sais, entre le papier et le crottin, mon cœur balançait pas mal.

 

En fait, elle a écrit des livres. Comment est-ce arrivé ?

Oui, mais elle fait pas que ça, malheureusement. Elle bosse beaucoup aussi. Ecrire est venu naturellement quand j’étais gosse. J’étais solitaire, je lisais beaucoup et je me suis mise à gribouiller sur des cahiers. Et puis ça a disparu pendant l’adolescence et c’est revenu à l’âge adulte.

 

Pourquoi le MM (homoromance) ?

C’est lié à la question précédente. C’est le M/M qui a été le déclencheur et qui m’a donné envie de m’y remettre. J’avais pas mal de problèmes persos à l’époque et j’avais un grand besoin de m’évader. C’est la solution que mon cerveau a trouvé pour que je ne pète pas un câble ^^

Le M/M, j’ai plongé dedans par hasard, d’abord en tant que lectrice et c’est vrai que ça m’a plu tout de suite. Moins le côté romance, plus l’aspect LGBT. Je pense que le fait de sortir des stéréotypes hétéro était sympa, du moins au début (vu que le M/M est lui-même bourré de ses propres stéréotypes) C’était une bouffée d’air frais et c’était intéressant de s’exercer sur ce style là.

 

Sully en train d’écrire ça donne quoi ? (Tenue, lieu, fond sonore, habitudes…)

La seule habitude que j’ai (je le dis à chaque fois qu’on me demande^^) c’est que je me lève très tôt, vers 5H00, avant que ma famille soit levée, y compris le week-end, pour écrire. C’est le seul moment de calme et de silence que j’ai dans la journée. Pendant une heure, je suis tranquille et le cerveau est au top. Le soir, je suis trop crevée pour écrire et les week-ends en journée, c’est compliqué entre la maison, le petit et les obligations sociales et familiales. Les seules périodes durant lesquelles je dois en profiter, ce sont les vacances. Mais elles sont rares et précieuses, 2 ou 3 fois par an, pas plus.

Par contre, il me faut du silence. Pas de musique, pas de télé. Le lieu importe peu du moment que personne ne zieute ce que je fais par-dessus mon épaule – chose que je déteste. J’ai juste besoin d’être seule et tranquille. Surtout que j’ai souvent besoin de temps avant de me remettre dans le projet en cours, dû aux interruptions de la semaine.

 

La procrastination et toi ?

La procrastination, c’est pas seulement un terme difficile à prononcer. C’est un art de vivre, chez moi ^^

Je reporte beaucoup de choses au lendemain en terme d’écriture. Je crois toujours que j’aurai plus de temps plus tard, après, ce week-end, les prochaines vacances, l’été 2025… Bref. Le résultat c’est que j’écris, mais que je publie très peu, un livre par an à tout casser. J’ai du mal à me remettre dans les vieux projets et à les faire avancer. Une fois que je suis dedans, ça va, le tout c’est de s’y mettre.

Même si c’est toujours un peu lié à la fatigue, c’est aussi une forme de paresse. Je sais que je suis nettement moins productive que la plupart des autres auteurs dans le milieu et que je dois travailler sur ça.

 

Qu’est-ce qui nourrit ton imaginaire ?

Un peu tout. Les gens, les collègues, la famille. J’aime écrire sur la vie de tous les jours, alors c’est facile ! Un article dans le journal, une anecdote surprise entre deux portes, de vieilles histoires de famille qui m’ont marquée quand j’étais môme… Et puis bien sûr, la littérature. Ces centaines de livres que j’ai absorbé et qui ressortent d’une manière ou d’une autre à travers des discussions, des personnages, des situations…

 

A quel moment (ou lorsque quelles conditions sont réunies) penses-tu tenir une bonne idée d’histoire ?

Quand la même idée revient en boucle et s’étoffe. Qu’au fil des jours, des semaines, on y pense de plus en plus souvent, au point d’avoir besoin de noter, de garder des traces pour ne pas oublier. Parce que des idées, entre nous, on en a tous les jours en bagnole, sous la douche. Des fulgurances. Et puis ça disparaît. Après il peut y avoir le truc qu’on force parce qu’on tient à parler d’un sujet ou d’un autre (tiens, j’écrirais bien un livre sur l’asexualité parce que personne n’en parle ^^) Tout n’arrive pas comme par magie. Mais parfois, il y a une idée qui s’incruste, qui ne veut pas disparaître, qui prend de l’ampleur avec des bouts de scènes, des dialogues et celle-là, on sait qu’on va la garder…

 

Es-tu plutôt architecte ou randonneuse (avec ou sans plan) et quelle est ta méthode d’écriture (premier jet, correction, bêta-lecture) ?

Je suis randonneur. J’ai un plan vague auquel je reste attachée, avec des grandes lignes directrices, mais des tas d’éléments viennent en général se greffer dessus au fil des recherches et du récit. J’essaie de m’améliorer là-dessus parce que je pense que c’est le secret de fabrication d’un bon bouquin. Si on part dans tous les sens (comme je l’ai fait pour le premier tome de Cape Cove) ça se sent, c’est pas maîtrisé et il n’y a rien de pire que ça. On perd du rythme et le lecteur est amené à se demander si l’auteur sait vraiment où il va.

Après, pour les corrections, je passe par une bêta – Kat depuis le début – qui est la première à relire et à corriger les fautes. Parfois en une fois, parfois chapitre par chapitre si je diffuse en ligne. Les retours sont également intéressants sur les plateformes d’écriture. Mais pour la relecture de fond, rien ne vaut mes proches à qui je transmets le bébé en fonction du sujet. Je n’hésite jamais à faire lire ce que je fais aux collègues auteurs. Je n’aime pas l’idée qu’un livre puisse être publié sans le regard objectif de quelqu’un d’autre. Ca nous enferme encore plus dans notre solitude d’auteurs ^^ Après la relecture et la correction, j’aime bien laisser reposer le bête…

Ma méthode a beaucoup évolué depuis le premier livre. Je suis partisane du sommeil ^^ Je pense que pour qu’un livre soit bon, il faut qu’il repose un certain temps avant d’être repris et véritablement corrigé. Quand je vois des auteurs poser les derniers mots d’un manuscrit le lundi, le corriger dans la foulée et le publier le jeudi, ça me fait halluciner. Il y a tellement de changements qui peuvent survenir en plusieurs mois. Le regard qu’on porte sur son livre n’est plus le même. Pour moi, c’est important de respecter ce délai-là plutôt que de courir à la publication

 

Quel est ton premier lecteur ?

Du coup, la première lectrice est toujours Kat

 

Un conseil à un auteur débutant ?

Un conseil : écrivez ce que vous voulez lire.

 

Te souviens-tu du nombre de livres que tu as écrit ou bien dois-tu compter sur tes doigts ? (Combien ?) (je recycle lol)

Je m’en rappelle toujours ! Je ne suis pas concernée par ce problème  vu que je n’ai écrit que 4 romans ^^. Par contre, j’ai rédigé pas mal de nouvelles, et là, je ne pourrais pas compter.

 

Un modèle dans le monde littéraire ?

Des modèles, j’en ai plein ! En ce moment, c’est Franck Bouysse pour le thriller campagnard et les ambiances ultra sombres qu’il arrive à créer à partir de rien ! Il y a des dizaines d’auteurs que j’admire. En romance, je suis admirative de Roan Parrish et des ambiances qu’elle imagine à chaque fois. C’est l’une des rares qui parvient toujours à fournir quelque chose de neuf et de frais. Sinon, dans les classiques, il y a Daphné du Maurier, indétrônable, et puis tous les grands auteurs d’horreur et de fantastique lus à l’adolescence, Anne Rice et Stephen King en tête. King est une énorme source d’inspiration pour moi. Le fait d’avoir basé la majeure partie de ses romans dans la même région, ça me plaît beaucoup. J’aime ses thématiques récurrentes, l’amitié, les petites villes, la noirceur des gens ordinaires, la beauté de l’enfance, l’horreur planquée sous la surface, etc… D’ailleurs, c’est après avoir relu La tempête du siècle que j’ai commencé à rédiger Cape Cove.

 

Tu peux boire un café et papoter avec la personne de ton choix (célèbre ou pas, même si elle n’est plus de ce monde), qui choisit-tu ?

Un de ceux cités plus haut.

As-tu une tendresse particulière pour l’un de tes personnages ? Si oui, lequel et comment l’expliques-tu ?

Teddy de mon projet en cours. J’ai de l’affection pour les gueules cassées qui ont du mal à s’adapter en société. Mais j’aurais pu citer Pierre (De l‘ombre à la lumière) ses livres et sa solitude, Monroe et son bateau (Cape Cove), Broni et ses traumatismes liés à la guerre. Tous ont quelque chose de touchant, un truc qui les rend spéciaux et attachants. Des hommes durs et pragmatiques qui cachent un cœur grand comme ça et une façon de voir le monde que j’aimerais avoir.

 

L’ile déserte. Juste trois livres, lesquels ? Et Vendredi est un de tes personnages, lequel ?

L’auberge de la Jamaïque de Daphné Du Maurier

Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë

Nuit des temps de Norman Mailer

Mon Vendredi, ce serait Lucky de Cape Cove. Doux, drôle, fidèle, ouvert d’esprit et super optimiste.

 

Sully en super héroïne, ça donne quoi ? (Pour quelle cause es-tu prête à te battre)

 

Je suis pas branchée super héroïne. Les méchants me touchent plus dans les films. Par contre, la cause pour laquelle je suis prête à me battre, c’est la violence domestique. Parce que les ravages sont infinis. Je suis heureuse qu’on mette l’accent dessus depuis quelque temps.

 

Un passage d’un de tes romans que tu aimes particulièrement.

Un passage que j’aime de De l’ombre à la lumière : Depuis peu, Pierre lui avait ouvert les portes de son domaine. Il lui avait montré comment la beauté, en cette saison, pouvait prendre des milliers de nuances. Ils avaient erré sous les érables et les merisiers écarlates pendant qu’il lui murmurait l’histoire des saisons à l’oreille.

 

Le titre et le résumé de ton roman le plus récent (je n’aime pas dire « dernier » roman 😉 ?

Il vient de sortir : Du Sucre et des Etoiles, ( Ici ) l’histoire de deux hommes qui se côtoient depuis l’adolescence, qui sont amoureux l’un de l’autre mais qui rencontrent beaucoup de difficultés à surmonter les obstacles. Un petit village, de la neige, de la bouffe et c’est parti ! Ca parle d’asexualité, de handicap et de la guerre puisque Broni, l’un des deux héros, est croate.

 

Des projets ? Un scoop ?

Des projets, il y en a plein ! J’en ai 3 en cours, pas vraiment des scoops chez moi puisque je bosse sur chacun d’eux depuis un sacré moment. Je suis à la fois sur un 4 mains avec ma compère Rochel, sur un projet m/m qui va mêler mystère, nature et campagne (Le rire de la corneille) et que j’aimerais soumettre quand il sera terminé et je travaille toujours en parallèle sur Les chroniques macabres, un recueil de contes de fées revisités. Ce dernier projet va bénéficier d’un financement participatif en fin d’année 2020 via Ulule et je bosse actuellement sur les visuels qui vont agrémenter le site.

 

Où te retrouver ? (Salons, réseaux sociaux, site…)

Je ne fais pas de salon ! Mais vous pouvez me retrouver sur FB : https://www.facebook.com/sullyholtauteur/

Sur Instagram : https://www.instagram.com/sullyholt/

 

Merci infiniment pour le temps que tu m’as accordé.

Merci à toi 😉